14 journalistes Rohingya en formation en Turquie

21 février 2018 à 11h12 - 2266 vues

Les journalistes sont formés par le groupe médiatique public turc TRT en coopération avec la plate-forme Arakan et le ministère turc des Affaires étrangères.

 

Un groupe de 14 journalistes Rohingya est formé par TRT avec la coopération de la plate-forme Arakan et du ministère turc des Affaires étrangères.

La formation aux médias - qui a débuté lundi - durera deux semaines pour les journalistes Rohingya, qui travaillent activement au Myanmar, au Bangladesh, au Pakistan, en Arabie Saoudite, en Allemagne et aux États-Unis.

Mardi, les journalistes ont assisté à un événement qui vise à mettre en lumière la persécution de la minorité musulmane Rohingya dans l'Etat de Rakhine, dans l'ouest du Myanmar.

Yusuf Balc?, le président de la plate-forme Arakan basée en Turquie, a déclaré que la plate-forme a été créée sur une base volontaire après des discussions avec le Conseil européen Rohingya (ERC).

"Les besoins fondamentaux tels que l'éducation, la santé et les ressources humanitaires sont importants pour les musulmans de Rakhine [Rohingya]. Leur unité est importante. J'espère que la formation se déroulera bien et qu'elle ouvrira la voie à de bons résultats ", a déclaré Balci lors de l'événement.

Les participants ont remercié le TRT et le gouvernement turc d'avoir offert une opportunité de formation et par ailleurs exprimé leur gratitude à l'Agence Anadolu pour avoir couvert le sort des Rohingyas.

Plus de 650 000 réfugiés, principalement des enfants et des femmes, ont fui le Myanmar depuis le 25 août 2017, date à laquelle les forces du Myanmar ont lancé une campagne de répression contre la communauté musulmane minoritaire, selon l'ONU.

Au moins 9 000 Rohingyas ont été tués dans l'Etat de Rakhine du 25 août au 24 septembre, selon Médecins sans frontières.

Dans un rapport publié le 12 décembre 2017, l'organisation humanitaire mondiale a déclaré que les morts de 6 700 Rohingyas était due à la violence. Elles incluent la mort de 730 enfants de moins de 5 ans.

Les Rohingyas, décrits par l'ONU comme le peuple le plus persécuté au monde, ont fait face à des menaces croissantes d'attaques après que des dizaines de personnes ont été tuées dans des violences communautaires en 2012.

L'ONU a documenté des viols collectifs de masse, des meurtres - y compris de nourrissons et de jeunes enfants - des passages à tabac brutaux et des disparitions commis par les forces de sécurité de l'État de Myanmar. Dans un rapport, les enquêteurs de l'ONU ont déclaré que de telles violations constituaient des crimes contre l'humanité.

 

Ümit Dönmez